Gestion de la douleur en course
Gérer la douleur en course, c'est apprendre à distinguer l'inconfort normal de l'effort d'un signal d'alerte, puis à occuper son attention autrement.
L'inconfort de l'effort intense est attendu et réversible : il diminue dès qu'on ralentit. Une douleur vive, localisée et croissante est un autre message, qu'il faut écouter.
Pour l'inconfort, deux stratégies existent : l'association (observer précisément la sensation, la décrire, la laisser exister) et la dissociation (déplacer l'attention vers le paysage, la respiration, un décompte). Aucune n'est supérieure : l'une convient mieux aux efforts courts, l'autre aux longues portions monotones.
Dans les 5 derniers kilomètres d'un semi, compter des séries de 30 foulées relâchées occupe l'attention et empêche la douleur de prendre toute la place.
